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 LE CHATEAU DE CHALLAIN-LA-POTHERIE

« LE CHAMBORD DE L’ANJOU »

   Pour son importance et son aspect majestueux le château de Challain-la-Potherie en Maine-et-Loire, est en effet qualifié de « Chambord de l’Anjou » mais il ne date que du milieu du XIXème siècle. C’est sans doute l’édifice le plus représentatif de l’architecture civile néo-gothique de cette époque, tout au moins dans la région des Pays de la Loire. Il est situé à proximité du bourg du même nom dans un parc de 30 hectares environ, au nord de la Loire, à 15 kilomètres de Segré et à 8 de Candé.

01. Le château, façades Sud et Est.

   Au milieu du XXème siècle l’architecture du siècle précédent était unanimement décriée. On considérait alors que le XIXème n’était que « le siècle des pastiches » avec une architecture sans aucun intérêt. En réalité, le XIXème n'a seulement connu qu’une rupture d’influence. En effet au moyen âge le style ogival, art français par excellence, s’était développé et perfectionné. C’est à partir de la Renaissance qu’on l’abandonna pour s’inspirer de l’Antiquité et qu’on le qualifia péjorativement de « gothique », c'est-à-dire art des goths. Cette tendance principale, enrichie d’influences secondaires (italienne, classique, baroque, pompéienne, égyptienne, romaine etc.) va se poursuivre en France aux XVIIème et XVIIIème jusqu’à la l’époque de la Restauration. Ce sont les exils des aristocrates en Angleterre, la littérature, le romantisme qui vont provoquer ce changement de goût. Si les techniques de construction poursuivent malgré tout les acquisitions du classicisme du XVIIIème et les font évoluer, la décoration, elle, a trouvé une nouvelle source d’inspiration. On ne peut donc pas vraiment parler de pastiche.

   Cet art néo-gothique, souvent qualifié de style troubadour, apparaît localement dans le département de la Vendée en 1826 pour la construction de la chapelle commémorative au Mont des Alouettes aux Herbiers ; mais il faudra attendre 1853 pour que l’église de Chavagnes-en-Paillers dans le même département soit construite de cette façon. Et on ne connaît guère que le petit château de la Cacaudière à Pouzauges, construit en 1844 pour la famille des Nouhes, pour adopter cette nouvelle tendance. Les autres propriétaires font encore construire des pavillons classiques à fronton triangulaire et passeront ensuite directement au style néo-Renaissance.

   Il en va tout autrement dans le département voisin du Maine-et Loire, où la situation est différente. Les propriétés terriennes sont plus importantes, l’aristocratie est plus riche, les châtelains fréquentent d’avantage la capitale et les architectes locaux ont une influence plus large. Aussi, le style néo-gothique apparaît en Anjou entre 1835 et 1840. Le premier château de ce style est celui de la famille de Lostanges à Angre, mais le plus célèbre est celui de Chanzeaux terminé en 1847 et appartenant au comte Théodore de Quatre-Barbes. Ces deux édifices ont été construits par le même architecte René Hodé. Le comte de Quatre-Barbes est célèbre, même en dehors des frontières du département, pour le rôle important qu’il a joué dans la préservation de la Mémoire des Guerres de Vendée.

   Les châteaux du XIXème sont aujourd’hui les reflets d’une époque où la propriété était avant tout terrienne, où l’économie et la société étaient stables, où le  cours de la monnaie a été parfaitement durable de 1803 à 1914, où la main d’œuvre était moins chère que les matériaux.

 02. Le château (façade Nord) et la tour Mon Plaisir.

   Il existait, dans la paroisse de Challain, un château médiéval dès le XIIème siècle. Il appartenait à la famille de Chateaubriand depuis 1284. A la mort de sa femme Marie de Chateaubriand en 1522, Jean de Chambes comte de Montsoreau en hérita. Il le vendit ensuite en 1574 à Antoine d’Epinay, qui le céda à son tour en 1599 à Christophe Fouquet Président du Parlement de Bretagne. Le petit-fils de ce dernier vit ses terres de Challain érigées en comté en 1657.

   Enfin, en 1747 les héritiers Fouquet (parents du trop célèbre ministre de Louis XIV) vendirent le domaine à Urbain Le Roy seigneur de la Bourgonnière. Deux ans plus tard, en 1749, le titre de comté fut maintenu à Challain et son seigneur devint ainsi comte de la Potherie. A l’époque de la Révolution Française, son petit fils Louis Le Roy de la Potherie émigra dès 1789, et ne revint en France qu’en 1801, au moment du Consulat. Il devint ensuite Maréchal de France et Député à l’époque de la Restauration. Comme son fils Charles a été tué en duel en 1825, sa fille Louise-Ida, née en 1808, se trouve être ainsi sa seule héritière.

   Louise-Ida Le Roy de la Potherie épouse l’année suivante, en 1826, le comte Albert de La Rochefoucauld de Bayers, branche cadette d’une des plus célèbres familles de la Noblesse Française.

03. Les armoiries des La Rochefoucauld-Bayers.

   Armoiries de la famille La Rochefoucauld-Bayers :

« Burelé d’argent et d’azur de 6 pièces, chargées de 3 chevrons de gueules, le premier à la pointe coupée ; et sommé d’une couronne comtale ».

   Armoiries de la famille Le Roy de la Potherie :

« D’azur au chevron d’or, accompagné de 3 soleils de même 2 en chef et 1 en pointe »

   Ce sont ces deux époux qui vont décider de faire construire une nouvelle résidence à cet endroit. Sans doute influencés par leurs cousins de Lostanges et de Quatre-Barbes, ils optent pour le style néo-gothique alors à la mode. Après des recherches infructueuses ils s’adressent à l’architecte parisien Louis Visconti qui vient de se faire connaître en construisant le tombeau de Napoléon Ier à l’Hôtel des Invalides à Paris. Cet architecte établit une première esquisse mais trop éloigné du  chantier, il abandonne le projet au profit d’un architecte local René Hodé dont nous avons déjà parlé.

   Comme les fortunes respectives des deux époux leur fournissent les moyens de leurs ambitions et qu’il existe une sorte de compétition amicale entre les cousins pour avoir le plus beau château, l’architecte a la possibilité de voir grand et il va en user. En réalité il utilise la forme d’un petit château local : un couloir au centre avec l’escalier et deux pièces de chaque côté, une tour ou un pavillon aux deux extrémités. Mais, il fait deux fois plus long, plus profond, énormément plus haut et plus chargé en décoration. Il ajoute un deuxième étage intermédiaire, pas très utile puisqu’il a au dessus deux étages de combles pratiquement inutilisés. Pour augmenter encore l’impression de hauteur il crée des fenêtres de combles surchargées de pinacles démesurés, des toitures très élevées surmontées d’épis de faitage, des poivrières sur les tours etc. Le bâtiment réalisé se décline alors avec des chiffres tout à fait inhabituels dans les constructions locales : 60 mètres de long, 37 mètres de largeur, 45 mètres de haut, avec 204 ouvertures, 120 pièces se développant sur plus de 800 m2.

   Commencées en 1847, les façades extérieures sont achevées en 1851. Le château est totalement terminé en 1854. Il a coûté 280 000 Francs Or. Le vieux château, situé juste devant, et qui avait été utilisé pendant la construction est alors totalement détruit.

04. La façade Sud, à l’arrière, du côté du parc.

   Malheureusement le comte de La Rochefoucauld-Bayers n’aura pas le plaisir d’habiter dans le nouveau château : il meurt dans le vieux bâtiment en janvier 1854. Comme sa fille est déjà morte en 1852, la comtesse va donc vivre seule, avec son fils et ses domestiques dans cet immense château ; et encore épisodiquement car elle séjourne aussi à Paris et à Angers. Le château de Challain-la-Potherie avait été conçu pour les fêtes et les réceptions, il ne verra pratiquement qu’une vie de deuil. La comtesse meurt en 1884 et laisse la propriété à son fils Henri, qui décède à son tour neuf ans plus tard en 1893, sans descendance.

   Le château est alors vendu au général, marquis Albert Courtès, appartenant à la Noblesse Pontificale. Celui-ci ne modifie fort heureusement pas la décoration initiale. Il ajoute seulement ses armoiries sculptées sur la façade, dans le hall et sur une cheminée.

05. La Fête de Jeanne d’Arc devant le château.

   Le marquis Courtès donne au château le faste pour lequel il avait été fait mais qu’il n’avait pas encore connu. Il le place au centre de la vie communale de Challain-la-Potherie pour les fêtes religieuses, municipales ou sportives comme on vient de le voir sur la carte postale précédente pour les fêtes de Jeanne d’Arc, célébrées à l’occasion de sa béatification en 1909 (Fig. 05).

   Le propriétaire meurt en 1931 et le domaine passe à sa fille la marquise Brunet de Simiane. Elle le conserve jusqu’à sa propre mort en 1944. Entre temps elle a du faire face, à partir de 1940, à la présence des officiers allemands qui avaient réquisitionné une grande partie du château.

   En 1948 l’édifice est acheté par la ville de Choisy-le-Roi dans l’actuel département du Val de Marne et va connaître une toute autre vie, puisqu’il est transformé en colonie de vacances. Heureusement le décor intérieur n’est pas détérioré. Le château est remis en vente en 1976 comme le montre cette publicité parue à la page 89 de la revue trimestrielle des « Vieilles Maisons Françaises », N° 71 de Janvier 1977 (Cf. fig. 06). Il est alors estimé à 1 500 000 Francs, c'est-à-dire 150 000 000 anciens Francs qui équivaudraient en principe à 947 843 € aujourd’hui.

06. Publicité dans la revue en 1977.

   La propriété est achetée en 1978 par un industriel, puis acquise de nouveau en 1989 par une société proche de l’Église de l’Unification et de la secte Moon. Durant cette période, l’administration des Monuments Historiques commence à craindre pour son avenir. Une première procédure aboutit à un classement partiel concernant les pièces principales en 1980 puis à un classement complet des façades et de deux niveaux le 15 mars 2004. Entre temps, le château a été de nouveau racheté en 2002 par la famille Nicholson originaire des États-Unis. Ceux-ci ont entrepris de le remeubler et de le transformer en chambres d’hôte haut de gamme et en lieu d’accueil pour les réceptions et les mariages.

           lien vers le château de Challain-la-Potherie


07. Plan du rez-de-chaussée du château vers 1907.

   Le plan ci-dessus nous présente le rez-de-chaussée tel qu’il était vers 1907 à l’époque du général marquis Albert Courtès (Fig. 07). Il n’a d’ailleurs pas été modifié depuis la construction. Il va nous permettre de mieux nous situer lors de la visite virtuelle de cet étage à la même époque que nous allons vous proposer maintenant. Nous avons en effet la chance que les pièces importantes du rez-de-chaussée aient toutes été photographiées et aient fait l’objet d’éditions de cartes postales. Ces dernières présentent ainsi l’intérieur du château dans les premières années du XXème siècle. Il s’agit donc du mobilier du château à l’époque du général et pas forcément de celui d’origine.

08. Le grand Hall d’Entrée.

   La première carte ci-dessus (Fig. 08 et [8] sur le plan) nous montre le grand hall, c'est-à-dire la première pièce que nous rencontrons en entrant dans le château. Il est divisé par deux colonnes chargées de sculptures néo-gothiques très fouillées qui évoquent même un peu une décoration mauresque. En réalité ces sculptures sont en stuc et elles dissimulent les piliers en fonte qui soutiennent le balcon intérieur dominant le hall. On remarque des drapeaux et des petits canons qui proviennent évidemment du général Courtès. La porte du fond donne dans le vestibule. Le départ du grand escalier apparaît à droite. Il existe également une porte à gauche, non visible sur le cliché, que nous allons emprunter puisqu’elle conduit à la salle de billard.

09. La salle de Billard.

   Cette pièce est la première des salles d’apparat réservées aux réceptions (Fig. 09 et [9] sur le plan). Au centre, trône un billard. Bien que ce meuble ne soit pas de conception ancienne, il est lui aussi décoré en style néo-gothique. Les murs sont recouverts jusqu'à mi-hauteur de lambris en bois très élevés. Comme les portes, ils sont ornés du motif sculpté dit à la serviette froissée, élément incontournable de la mode au XVème siècle. La porte de droite donne dans le petit salon et celle de gauche dans la salle à manger dont on aperçoit le buffet. Nous allons maintenant entrer dans cette dernière.

10. La Grande Salle-à-manger.

   La grande salle à manger fait l’angle entre la façade Nord et le côté Est (Fig. 10 et [10] sur le plan). A cet endroit, non visible sur le cliché, se situe la tour d’angle à laquelle on accède par une petite porte dissimulée dans les boiseries. On y trouve l’office et un escalier de service. Les deux doubles portes que l’on aperçoit de chaque côté du buffet donnent toutes les deux accès au grand salon. Le magistral buffet de style néo-gothique portant les armoiries des La Rochefoucauld-Bayers a été livré au milieu du XIXème siècle par le menuisier Jean-Paul Mazaroz fournisseur de la cour impériale. Assorti à la table, aux chaises et aux dessertes, il est toujours en place aujourd’hui. Sur la tapisserie murale au dessus du lambris, on voit alterner les fleurs de lys de France et les hermines de Bretagne.

11. La cheminée du Grand Salon.

   En faisant le tour des salles de réception nous arrivons maintenant au grand salon (Fig. 11 et [11] sur le plan). Comme la salle à manger, il fait 10 mètres de longueur et est éclairé par trois fenêtres sur la façade ainsi qu’une sur le côté. Pour sa part, il fait l’angle entre la façade Sud et le côté Est et donne accès à la tour d’angle contenant la bibliothèque. La cheminée en bois du grand salon, adossée au milieu du mur de la salle à manger, est particulièrement monumentale. Encadré de piliers à statues, son manteau porte une statue équestre en bois représentant le comte François de La Rochefoucauld, parrain du Roy de France François Ier. Il est à l’origine de la tradition de donner le prénom de François aux fils aînés de cette illustre famille. Autour de la cheminée, les lambris sont cette fois-ci décorés de lancettes de fenestrage naturellement néo-gothiques.

12. La Bibliothèque.

   Du grand salon, nous sommes passés dans la bibliothèque, pièce de forme ronde puisque logée dans la tour d’angle Sud-Est (Fig. 12 et [12] sur le plan). Les portes des meubles sont elles aussi décorées de fenestrages néo-gothiques et on retrouve les armoiries aux angles de la tablette de la cheminée (Cf. fig. 03). Cette dernière est également de style néo-gothique mais le trumeau porte une grande glace, élément inconnu au Moyen-âge. Par la porte ouverte on aperçoit un piano à queue dans le grand salon et plus au loin, par une deuxième porte, le petit salon.

 13. Le Petit Salon.

   En retraversant le grand salon, nous entrons maintenant dans le petit salon par la porte visible au centre du cliché (Fig. 13 et [13] sur le plan). Nous retrouvons ici aussi les hauts lambris avec le motif dit « à la serviette » et les culots sculptés autour des portes, œuvre du sculpteur Jacques Granneau. Cette pièce s’éclaire par deux fenêtres sur la façade Sud. Une porte à gauche, non visible, donne dans la salle de billard et une autre derrière le photographe permet d’accéder au vestibule. Cette salle possède également, en arrière, une cheminée en pierres blanches portant les armoiries des marquis Courtès ainsi que les initiales des prénoms A et G. Cette cheminée est d’ailleurs la seule du rez-de-chaussée à ne pas être recouverte de bois. Il est donc probable qu’elle a été ajoutée ou modifiée postérieurement. Les fauteuils de forme confortable n’appartiennent pas non plus au mobilier d’origine.

14. Le Vestibule.

   Dans l’axe du château, le vestibule occupe le pavillon central de la façade Sud (Fig. 14 et [14] sur le plan). Il permet d’accéder au parc et dans l’autre sens, il prolonge le hall. On aperçoit d’ailleurs ce dernier par la porte à gauche et le petit salon par la porte à droite. On peut également voir une tapisserie armoriée derrière la petite statue équestre figurant au centre de la salle. Nous quittons maintenant les pièces consacrées aux réceptions, par une porte, non visible, située à l’extrême gauche du cliché. En poursuivant l’enfilade des pièces, nous allons arriver dans l’appartement dit du Roy.

15. Le Cabinet de travail.

   Sur le cliché ci-dessus (Fig. 15 et [15] sur le plan), par la porte ouverte, on aperçoit le vestibule et même le petit salon, les deux dernières pièces que nous venons de visiter. La porte opposée, située juste derrière nous, nous conduira ensuite à la chambre d’apparat dite « Chambre du Roy ». En effet, la pièce où nous sommes actuellement était primitivement destinée à servir d’antichambre à cet appartement royal. C’est le général marquis Albert Courtès qui en a fait son cabinet de travail. On aperçoit d’ailleurs celui-ci, installé à son bureau. Ce dernier meuble, de style Louis XV, apparaît pour le moins insolite dans le décor médiéval de la pièce. On ne manquera pas de remarquer la collection d’armes anciennes du propriétaire figurant sur le lambris au fond et les portraits de famille.

16. La chambre du Roy.

   Sous l’Ancien Régime, un propriétaire n’obtenait l’autorisation royale de construire un château qu’à la condition d’y prévoir une chambre destinée aux éventuels séjours du souverain. C’est sans doute pour respecter cette tradition monarchique que cette famille royaliste légitimiste a tenu à faire figurer cet appartement à l’étage noble du château. Toutefois aucun roy n’a séjourné à Challain-la-Potherie depuis sa construction. On retrouve ici les lambris à la serviette et les armoiries de la famille sur la cheminée et sur les meubles (Fig. 16 et [16] sur le plan). Les passementeries de la tenture murale, de la cantonnière, des rideaux du lit ainsi que le tissu des fauteuils sont décorées de fleurs de lys. La cheminée en bois de cette pièce est sans doute la plus harmonieuse du château. Avec la salle à manger, cette salle est celle qui a gardé le plus de meubles d’origine. Parmi eux, on trouve une grande armoire à glace néo-gothique, alors que ce meuble était absolument inconnu à cette époque.

   Prisonnier de sa démesure, l’architecte a été en quelque sorte contraint à faire du remplissage dans cette partie du château, en créant des pièces moins importantes comme une petite salle à manger, une salle des gardes (!) et une anti-chapelle (Cf. plan Fig. 07). Il a logé la chapelle proprement dite dans la tour d’angle Nord-Ouest. Comme la bibliothèque, elle possède une fausse voûte décorée.

17. Le palier de l’escalier au 1er étage.

   Le grand escalier est en forme de large colimaçon, situé au centre du bâtiment et bénéficiant d’un éclairage zénithal. Il part à droite du hall au rez-de-chaussée et dessert les 1er et 2ème étages. Comme le hall, il est constitué d’une armature en fonte dissimulée sous d’élégantes sculptures néo-gothiques en stuc. Au premier étage, le palier est constitué d’un balcon en forme de U dominant le hall du rez-de-chaussée, que l’on aperçoit sur la photo ci-dessus (Fig. 17). A ce niveau, l’architecte a été un peu encombré par l’extrême épaisseur qu’il avait donné à son bâtiment ; ce qui l’a conduit à prévoir un large couloir divisé en deux par des piliers.

18. Une chambre du 1er étage.

   Visiblement la décoration néo-gothique de d’édifice n’était destinée qu’aux éléments apparents, c'est-à-dire aux façades du château et à l’intérieur des pièces de réception et d’apparat. Au premier étage, c’est un décor plus banal, celui des maisons bourgeoises de l’époque, que l’on rencontre. A quelques exceptions près, les propriétaires successifs ont pu répartir dans ces pièces les éléments de mobilier divers qu’ils possédaient auparavant (Fig. 18).

   Après la construction du château, celui-ci a été complété par un certain nombre de bâtiments voisins : la Tour Mon Plaisir (du nom de la devise des La Rochefoucauld), La Porterie (en forme de forteresse), l’orangerie, les communs, le pavillon de l’étang etc.

Chantonnay le 3 février 2018

 


 

 

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